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NIVELLES Ville des Mots 2005

La question royale de 1950 - façon démonstrative autant qu'humoristique d'inciter les Aclots à voter "Oui" au retour du roi Léopold III en Belgique, vote sollicité le 12 mars 1950 avec les conséquences que l'on sait - le maître accrocheur est bien connu, mais ne désire pas alimenter encore la polémique. Mémoire en Images, Nivelles, Georges Lecocq, Ville de Nivelles, p. 61.
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ACLOT
Èn Aclot, ene Aclote, c' est l' sôbricot
des djins d' Nivele. Les Aclots estént rwaitîs
come des foteus d' djins. Po dire on Nivelwès di stok, on
dit èn Aclot totoute, ene Aclote totoute (eneviè
les cis k' ont vnou dmorer a Nivele mins ki provnèt d' ôte
pårt.
L'Aclot, ça a eto stî ene gazete
k' a parexhou di 1888 a 1890 et ki studyive li walon eyet l' foclore
di Nivele. ;-)
Èn årtike di Wikipedia, li libe eciclopedeye : http://wa.wikipedia.org/wiki/Aclot
COPPENS Dictionnaire Aclot Wallon- Français.
Parler populaire de Nivelles, Joseph Coppens, 1962, Fédération Wallonne
du Brabant, asbl, Nivelles. 424 p.
POUH!
Pour la première fois en Belgique! Le procès de l'affaire POUH!. L'hôpital psychiatrique le plus célèbre
du pays poursuit son ancien patient pour l'écriture
d'une nouvelle diffusée sur le web,
développements à venir, débats publiques le vendredi 4 novembre 2005 à 10h30, au Palais de Justice, place Albert Ier...
CANOTIER
J'aurais même pu jouer au foot
Je crois qu'à la seizième tournée, on a décidé de mettre les bouts. Pour un peu, je laissais mon sac sous la banquette. J'étais occupée à essayer de rester discrète en matant quand même les fesses de Jérémie. Faut dire qu'il m'a draguée toute la soirée. Touchant. Il a fixé la date, pour le mariage : 1er janvier 2026. Laurent a dit que, cette année-là, ça tomberait un vendredi 13 - mais je crois qu'il avait déjà bu avant que j'arrive.
Je suis arrivée en retard. Je n'étais pas sûre de l'endroit, sur cette place, tous les cafés se ressemblent. Et on n'a pas l'air con, à arpenter les trottoirs le nez en l'air pour lire les enseignes mal éclairées. Manquerait plus qu'un pigeon me chie dans la bouche. Mais bon, c'était ce bistrot : Le Canotier. Genre : collection de canotiers cloués au mur. Et la photo des gilles au dernier carnaval. Bière, donc. (Forcément.)
A la première table près de la porte : deux bières, une vieille, un vieux. A la dernière table avant les toilettes, bière aussi, c'est entendu. Ils sont déjà tous là, je suis en retard. 20h37. Michaël - 28 ans, 28 Leffes. Ma sœur. Philippe. Muriel - sa sœur, coca light. Geoffrey. Laurent. Jérémie - on va se marier, je vous ai dit ? Et, dans l'ordre des liens d'affection qui les unissent au vingt-huitenaire : baise - carnaval, deux fois - foot - tuning - tuning encore.
J'ai sifflé le verre de ma soeur, et puis (avec un certain tact, jugez-en :) "Mais c'est toute une table de Ronnies !" Ca vous installe une ambiance en moins de temps qu'il n'en faut pour passer la commande. (Du reste, je ne sais pas qui, de nous ou de Jean-François - serveur de profession et chtarbé de son état - en était vraiment responsable, mais plus le temps passait, plus il devenait laborieux d'énumérer nos 8 consommations.) Il n'y en a eu qu'un pour sourire, c'était Jérémie (mais je crois qu'il convoitait déjà ma dot).
J'ai donc élargi ma culture générale et baigné dans ces nuances qui font les passions des autres. "Un gille ne peut pas sortir sans son tambour !" … "Le prochain truc que j'aurai, c'est le moteur chromé !" … "Wèèè ! Stan-dard-cham-pion !"… "Tu remets une tournée ici, Jean-François ? Alors, on avait deux bières, trois tangos, ah non ! Une kriek, un…" …
(soupir)
Et puis, on a parlé de nos boulots respectifs. Ca faisait comme quand on se fait draguer sur internet. Ah ! Ma sœur et Michaël s'embrassent et elle rougit un peu. Une équipe de chefs scouts est venue s'installer à la table voisine et commander ces horribles tartes aux bettes et au fromage qu'on ne fabrique que par ici. Rien que l'odeur me donne envie de vomir. Et ça n'a rien à voir avec le Picon-vin blanc.
Je ne sais pas quand est venu s'installer le vieux en pull bordeaux. Au bar, sur un grand tabouret. Le pull bordeaux découvrant une large portion d'un dos luisant d'une sueur grasse et poilu. Les épaules basses, la nuque épaisse, les coudes au comptoir. Quand je l'aperçois, il interpelle le barman pour savoir si "c'est pas bientôt l'heure, là ?" Samedi, fin de soirée : l'heure de Match 1 ! Sur grand écran, y'a pas de raison ! Allez, c'est ma tournée !
Avec ma sœur, on a fait une virée aux toilettes. J'adore aller aux toilettes "entre filles" - participation active au cliché. Un viril unisson nous est parvenu à travers la porte peinte en vert. On est retournées s'asseoir : foot. Et préparatifs du mariage, pour détendre l'atmosphère. Foot : celui-ci s'est tatoué l'emblème du Standard sur le bras gauche, celui-là prétend que ce sont des "petits zizis" (sic) et que "gagner des matches, ça veut rien dire" (re-sic). Ca ne m'a pas passionnée. J'ai essayé de comprendre les règles du basket rien qu'en regardant les images, ça m'a décrochée de la conversation.
Quand j'y ai replongé, les scouts avaient commandé une deuxième livraison, ça m'a retourné le cœur. Michaël parlait de moins en moins clairement et Laurent de moins en moins tout court. Assise en milieu de tablée, j'assistais à trois conversations en même temps.
Mais à la seizième tournée, on a mis les bouts. Pour un peu, j'oubliais mon sac sous la banquette. J'ai marché pour rentrer. La ville était calme.
Vanessa
Extrait du site http://littemeraire.com , pour lire d'autres textes de Vanessa : http://www.littemeraire.com/byauthor.asp?id=718
ETYMOLOGIE
Le nom de la ville apparaît pour la première fois sur une
pièce de monnaie : NIVIALCHA. Un document de la même
époque parle de "Nivialensis" et "Nivialcham". Il serait
trop long d'analyser toutes les graphies utilisées au
cours des siècles: Nivella en 650; Nivigela en 964; Nivella
en 1260.
Pour l'étymologie, l'interprétation
varie selon les auteurs. Celui d'un très ancien ouvrage
y verrait "Niveau", de l'ancien français "Nivial", ce
qui voudrait dire que la ville tirerait son nom du fait que le sol
où s'éleva le monastère a été
aplani, "nivelé". Lors des fouilles effectuées dans
le sous-sol de la collégiale, il s'est avéré
que les églises précédentes furent bâyies
à des niveaux différents. Carnoy, lui, voit dans Nivelles
un composé celtique: "nevio-ialo", terre neuve ou jachère.
Bologne partage le même avis: "Nevialca", domaine de la nouvelle
terre.
"Le Canton de Nivelles", P. et M. Dubuisson,
Ed. du Brabant Wallon, Chaumont-Gistoux, 1970, p.148.
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DEWANDELAER
La Ville
Rien qu'en fermant les yeux
je vous revois, petite ville,
avec votre clocher droit comme une baguette d'acier,
vos toits mauves et bleus
pressés l'un contre l'autre
et qui se contrarient comme frère et soeur ...
Petit à petit,
tout revient à ma mémoire,
le boulevard qui fait le gros dos
comme un chat près du feu,
les ruelles qui s'enfuyent en zigzagant
et qui se cachent, parfois
comme pour faire "Coucou ... beuh!"
Regardez!
Ici c'est un vieux mur plus fêlé qu'un vieux pot,
là, c'est un portail profond comme un souvenir,
plus loin, la maison de celle
qui m'a fait devenir fou ...
Plus loin encor,
l'étang;
n'est-ce pas un miroir oublié,
la colline gluante de soleil, est-ce une meule de paille ?
Et le coq du clocher, plus roux que les avoines
pourquoi espionne-t-il les chemins ?
Je la revois, la petite ville ...
Je vois ses vieilles pierres, ses vieilles rues
qui parlent à qui sait écouter.
Je vois ses culs-de-sac fermés comme la bourse d'un avare,
les taudis tapissés par les araignées,
les châteaux,
les maisons des richards, grandes comme des ambitions,
les maisons d'ouvriers plus propres
qu'un peigne neuf,
et les niches de saint
qui ont des grilles de prison.
Tout cela,
passe et repasse devant mes yeux,
comme l'argent devant ma porte.
C'est ainsi qu'ils passent, les beaux rêves
des enfants.
Ils vont bien haut, très haut, mais
- c'est cela qui m'inquiète -
comme une bulle de savon, tout crève
en un instant ...
Rien qu'en fermant les yeux,
Je vous revois, petite ville ...
Franz Dewandelaer
Cd - Franz Dewandelaer (yvandewan@belgacom.net)
GERTRUDE
Jean de Nivelles ou le nivellement par le haut. Toutes les anthologies
françaises nous confient intimement que Jean de Nivelles
est un classique très classieux pour tous les cancres
de la planète France. Mais par contre, pour contrecarrer
cette prétention moyenâgeuse, je suis nivellois
de carrière psychiatrique depuis le 22 octobre 2002, et
là à ma grande et agréable surprise : Jean de
Nivelles éternisé dans sa démarche pédagogique
est dépassé par une paraphrène inconnue
au grand bataillon, Elle le dépasse de loin. Par sa modestie,
sa persévérance, son courage, qui ici n’a pas d’âge,
j’ai découvert, au coin d’un petit creux, une grande poétesse
la princesse de la brochette frite. J’ai côtoyé cette
artiste inconnue jusqu’alors, ce trésor d’humanité,
la laborieuse « Gertrude de Nivelles » qu’un cercle de poètes
disparus gobe langoureusement.
Patrice Vareltzis
JEAN DE NIVELLES
Au XVème siècle, le seigneur français Jean de Montmorency, seigneur de Nivelle (Nevele en Flandre),
fils aîné de Jean II de Montmorency, refusa de marcher contre le duc de Bourgogne, malgré l'ordre de son père,
se dérobant à toute les sommations, d'où la locution populaire : il ressemble au chien (par corruption de 'à ce chien')
de Jean de Nivelle qui s'enfuit quand on l'appelle.
Ce Jean de Nivelle, ce Montmorency, va servir à partir du XVIième siècle de motif à de très nombreuses chansons burlesques
(dont Cadet Roussel) qui connaîtront un succès considérable. On trouve ici les traits essentiels du vieil esprit français,
conforme d’ailleurs au caractère wallon : le goût de la satire et la propension à la gaillardise.
Dès le XVIIème siècle, ce succès rejaillit sur le jaquemart de Nivelles : ce guerrier qui orne la tourelle sud de la Collégiale Sainte Gertrude.
On le confond avec le Montmorency, il devient un héros local et on
l'appelle Jean de Nivelles. On lui attribue le dicton 'du chien qui s'enfuit quand on l'appelle' et poursuivant le glissement sémantique, on ira même jusqu'à lui donner un chien pour compagnon.
d'après Bernard LALLEMENT et
http://www.tourisme-nivelles.be
"C'est le chien de Jean de Nivelle", Romances sans paroles, Paul Verlaine.
PROVERBES
"On n'clatche jamès dès mangn' pou 'l çyin qui boute èl pus foûrt." (On n'applaudit jamais pour celui qui travaille le plus)
"Gertrude amène les cigognes, Barthémémy vide leur nid." [la Ste Gertrude tombe le 17 mars, la St Barthémémy, le 24 août]
Sainte Gertrude de Nivelles (631-659), fille du bienheureux Pépin
de Landen et de la bienheureuse Itte qui fonda l'abbaye de
Nivelles, fut la première abbesse de cet établissement
(fête le 17 mars). Tout de suite après sa mort,
et en raison des multiples miracles qu'elles avait accomplis
de son vivant, son culte se propagea et connut un sommet à
la fin du Moyen Age. Au nombre de ses pouvoirs, parmi lesquels
celui de guérir la folie et la cécité, de vaincre
les fièvres et de protéger les voyageurs, elle en détenait
un qui la rendit très célèbre : celui d'éloigner
les rats et les souris sans nourrir le désir de les tuer. Elle est aussi patronne des agonisants.
On dit : "Madame Gertrude te prépare le chemin".
Michel Dansel, "Nos frères les rats",
Ed. Fayard, Paris, 1977, p. 112

Cd - Franz Dewandelaer (yvandewan@belgacom.net)
REVUES
Les Revues sont des spectacles originaux,
caustiques, fantaisiste et satiriques, à tendances
politiques, qui mêlent décors picturaux et sonores, chants, ballets, théâtre et trucs scéniques,
le spectacle se déroule sur scène et parfois dans la salle, les revues nivelloises
portaient le nom de "Nivelles-Partout", "Tout Nivelles",
"Nivelles s'amuse", "Qué bazar...", "Aclot tout-oute", "Qué toubac...
Qué dalatch... Qué potatch...", "Tavau Nivelles", "Ça... c'est Nivelles", "Nivelles... je t'aime",
"Aclot-tout-dit", "Tout va fin bi", "Yaya", "Swing 1900", "Vî Nivelles".

Cd - Franz Dewandelaer (yvandewan@belgacom.net)
YAYA (1943)
"Yaya" est un symbole à double face. C'était à la fois la rivière-égout qu'on doit nettoyer et faire
disparaître (en la voûtant) depuis toujours à Nivelles (on en reparle... avant chaque élection) mais c'était aussi
le flot puant de ces messieurs vêtus en vert-de-gris qui disent "Yaya"
et le redisent chez nous tous les 25 ans.
Avec
des gestes "qui soulignaient" les acteurs chantaient :
"...Il a cîqunate ans qu'o pâle dè vousser nos Yaya.
Mais pèerdonnes patiyince, in djou l'Yaya disparaîtra".
C'était peut être un peu puéril, mais ça faisait du bien à cette époque. Comme
ça faisait aussi plaisir de chanter l'espoir en Nivelles, espoir d'autant plus
méritoire quàce moment, rien ne pouvait - raisonnablement - le justifier.
Il y avait un certain mérite pour un acteur, à chanter, en ces époques sombres :
"Dj'aime èl' Yaya pau clair dè bèle
Maugré ses odeurs dè mutri
Dj'aime èl'vie, pac' qu'elle est fin belle
Cor bî qu'elle nè rit ni toudi
C'est quand les trècas com' des pinchons
C'est ça qu'nos Nivelles a du guignon..."
L'idée du titre de la revue "Yaya" nous était d'ailleurs venue à la suite d'une piquante aventure vécue :
Armand Hargot, passait un jour devant la "Kommandantur", Place Albert Ier,
tenant à la main son "petit" petit-fils qui savait à peine parler, mais qui
déjà savait se faire comprendre, ainsi que la suite vous l'apprendra.
En voyant la sentinelle appuyée contre sa guérite l'enfant ingénument dit :
"Sale bouc, Yaya..."
La sentinelle allemande sourit, croyant à un bonjour de l'enfant. Une femme du peuple
qui passait n'en croyait pas ses oreilles. Elle demande à Armand Hargot :
"Est-ce què dj'ai bî compris ? Est-ce què vos p'tit' n'a ni dit "Sale bouc Yaya" à l'Al'mand ?
"Oï, madame...
Et la femme, explosant de joie s'écria :
"Mon Dieu què d'sûs binaîche... Tènez m'pètit v'la in pum..."
Et voilà comment les Allemands s'appelèrent Yaya dans la revue du même nom.
Quant à la comparaison avec la nauséabonde rivière Yaya, elle s'imposait d'elle-même."
Franz Dewandelaer (1952)
L'intérêt de cette revue repose sur une équivoque : le texte fait état du dégoût que provoque
la rivière Yaya (la Thines), tandis que les acteurs montrent, par leurs mimiques, le dégoût que
provoque l'occupant. Franz Dewandelaer s'est inspiré d'une anecdote vécue. Le soldat a cru à un gentil bonjour,
a souri et a répondu "ja, ja". Ainsi, les Allemands se sont appelés "Yaya" dans la revue de ce nom; la comparaison avec
la nauséabonde rivière Yaya s'imposait d'elle-même. Ce qui fait dire à Franz que lorsqu'on ne peut dire m... à quelqu'un,
on peut toujours le lui faire sentir.
Louis Genty in RIF TOUT DJU, 1993.
Cd - Franz Dewandelaer et la culture wallonne par Yvan Dewandelaer"
(yvandewan@belgacom.net)
TRAVERSIERE
La Traversière est à la psychiatrie ce que l'été indien est à l'automne c'est-à-dire;
mais encore un lieu de passage à la texture du rêve. Ici : chez moi,
on me responsabilise donc on me désaliénise de mon inertie chronique :
en me conférant toute une sorte de tâches moins poétiques que l'on pourrait s'imaginer mais
me permettant de descendre de nos nuages et de nos bulles, et de notre propre monde mental au cas par cas.
Ici, c'est-à-dire à la trave, le monde réel nous évite toute paraphrénie :
Qu'est-ce qu'un paraphrène? à ce point de vue là, il existe deux
catégories d'individus, les normaux que je vois
en troupeaux aux heures de pointe qui plient leur réalité à tout un chacun, ils
sont tous hors normes, mais les vrais normaux, à l'exemple du triste nécrophile destructeur
Adolphe Hitler qui plus est en tout bon paraphrène : promettant à l'Allemagne tout entière,
un empire de mille ans pour la race des seigneurs. Avec les séquelles dont nous sommes les
pleins héritiers. Si nous revenions à nos moutons de coeur de lion, nous avons à la trave,
un microcosme, excessivement concentré d'un univers ouvert à tous, déconcentrationnaire d'un univers en miniature.
Enfin pour conclure, il n'y a plus rien de réel que le rêve. Affaire à suivre.
Patrice Vareltzis
LIBRAIRIES
Outre les libraires de presse, il existe quatre commerces à Nivelles qui vendent des livres.
L'art du Livre - rue de Bruxelles 24, 1400 Nivelles
Tél et Fax (067) 21 67 68
L'art du Livre est une librairie traditionelle qui propose un large choix de romans, de livres scolaires, de beaux livres sur les sujets qui vous intéressent, ainsi que de BD.
Elle accepte toutes les commandes et s'en charge personnellement. La librairie est une affaire familiale et l'acceuil y est chaleureux.
Le libraire, comme bon nombre de ses collègues est favorable au prix unique du livre qui permettrait de contrer la forte concurrence des supermarchés et chaînes spécialisés (il y un Club au Shopping).
En effet le nombre de ces libraires indépendants et généralistes atteint de nos jours à peine 50 unités en Communauté française.
Mission BD - rue de l'Evéché 3, 1400 Nivelles
Tél et Fax (067) 84-21-36
Avant de créer Mission BD, Jean-Paul animait tous les jours et en direct le "Top 50" sur "Canal + Belgique" et animait également une émission quotidienne sur "Radio Contact". Il est donc passé de la parole en direct aux phylactères :-). Le lien ci-dessus vous en dira plus
sur l'histoire de sa librairie et sa localisation précise (non loin d'ailleurs de l'Art du Livre).
Au P’tit Prince - rue de Soignies 9, 1400 Nivelles
Tél. : 067 22 09 52
Librairie pour enfants. email : ptit.prince@pi.be
A Livre Ouvert - rue des Saintes, 11, 1400 Nivelles
Tél. : 067 84 09 61
Le spécialiste de la seconde main : Livres, BD, Revues, CD, Vinyls, Jeux. Le vrai bouquiniste de la ville.
DJOTE
La bette. Légume vert dit "djote" en aclot qui a donné
son nom à la fameuse "târte al djote".
L'autre ingrédient principal de cette délicieuse préparation,
c'est la bètchéye, fromage fermenté de vache. Très important : la djote est servie
accompagnée d'un mignon pot de beurre "spécial" que l'on étalle soi-même sur la tarte. Hmmmm :-)
WILLY CHAUFOUREAU
Vî Nivèle
Dj'ador' èm vî Nivèle, ès clokî, ès Dodin.ne,
Ses mézos dè d' dins 'l timps qu'ont ieûs leûs mur' tchamoussîs
Avè leû gris pègnon yè dès uch' dè bo d' tchin.ne
Què l'pus foûrte dès apiètes nè sâroût dèstchaussî
Souvint, quand i fét bia, d'lé in richot qui trin.ne
Au mitan d 'in boskèt djè va voltî rèver.
Djè sûs loyî à 'm vile come pal pus spèsse dès tchin.nes
Nivèle c' est toute èm vîye, à yèle djè m'sins rivé.
Vos m' demandez poukè? djè n'sârous vos rèsponde,
Djè vwes voltî 'm Nivèle paskè dj' sûs in Aclot
Yè qu'c'est là qu'dj'ai troté quand dj'n'astoûs qu'in gavio.
Yè cor bin minme djè sroûs dè l'aute costé du monde
Quand dvènu vî stala djè m'sintirai mori,
Al plène course pou Nivèle vos m'vîrez racouri !
Traduction : Vieux Nivelles. J'adore mon vieux Nivelles, son clocher, sa dodaine,/ Ses maisons d'autrefois qui ont les murs moisis/ Avec leur pignon gris et des portes en bois de chêne/ Que la plus forte hache ne pourrait enfoncer// Souvent, quand il fait beau, près d'un ruisseau qui serpente/ Au milieu d'un bosquet j'aime aller rêver/ Je suis lié à ma ville comme par la plus grosse des chaînes/ Nivelles c'est toute ma vie, à elle je me sens rivé// Vous me demandez pourquoi? je ne pourrais vous répondre,/ J'aime Nivelles parce que je suis un Aclot/ Et que c'est là que j'ai trotté quand j'étais gamin// Et encore bien même serais-je à l'autre bout du monde/ Quand devenu vieux de vieille je me sentirai mourrir/ A toutes jambes vers Nivelles vous me verrez accourir !

Cd - Franz Dewandelaer
TOPONYMIE
La rue des Conceptio(n)nistes. Ordre contemplatif franciscain dédié
à Marie et au mystère de la Conception immaculée.
En 1479 ou 1482, dix-huit soeurs grises du couvent de Brugelette
reçurent le feu vert de l'abbesse et du Chapitre pour s'installer
à Nivelles. Ce dernier les autorisa le 11 février
1492 à édifier une chapelle qui fut construite en 1505.
En 1653, elles purent se cloîtrer et elles se réformèrent
en religieuses conceptionnistes appelées Filles du Tiers
Ordre de saint François.Le couvent fur fermé le 16 décembre
1796 et les soeurs expulsées le mois suivant. L'une d'elles
le réintégra pourtant en 1814 et y fonda un pensionnat.
Le nouveau couvent fut inauguré le 28 septembre 1841. En
septembre 1972, il n'en restait plus que treize, toutes très
agées.
Les rues de Nivelles de a à z, Jean Vandendries, ed. la francité,
1989, p 68.
LES MOTS DU CARNAVAL
Les sociétés nivelloises de Gilles : les Arlequins de Jean de Nivelles, la société de l'Argayon,
la Société Royale "Les Gilles Nivellois", les Gilles de "L'Apertintaille", la société des Gilles de l'AN 2000,
les Gilles de L'espontôle, la société des Gilles Mitants d'Jean d'Jean, les enfants de Jean de Nivelles.
ASSOCIATIONS
Initiatives culturelles et artistiques publie la revue
trimestrielle d'histoire local Rif tout dju. rue E. Vandervelde, 90 à 1400 Nivelles (email : rif@riftoutdju.be)
L'Académie - rue du Béguinage, 12 - 1400 Nivelles - tél : 067/21.62.46 - fax : 067/34.25.60.
L'académie propose, dans le domaine des Arts de la Parole, des cours de diction, de déclamation, d'art dramatique,
d'improvisation, ainsi que des cours d'Aclot. ;-) à Muguette Cozzi et Olivia Goffin
Lire et Écrire - boulevard des Archers 21 - 1400 Nivelles - tél. 067 84 09 46 - fax 067 84 42 52
Cette asbl propose des formations d'alphabétisation tout au long de l'année. courriel: brabant.wallon@lire-et-ecrire.be
Amnesty International Nivelles : le groupe 102 organise des manifestations publiques, envoit des milliers de lettres et pétitions et participe à des dizaines de campagnes mondiales de protestation contre les violations des Droits de l’Homme. Le groupe compte aujourd’hui une dizaine de membres actifs d’âges et horizons très différents mais avec une passion commune pour la défense des Droits humains. Le groupe se réunit une fois par mois, en soirée, durant environ 3 heures.
Téléphone : 067/87,98,53 (Erik Morren)
Le Jaquemart, club de Scrabble, - Nivelles -
présidé par Eric Leurquin, email: eric.leurquin@skynet.be
Le Zizi Coin Coin (fabriqué à Huy) est une boisson à
base de Cointreau et de jus de citron qui remporte un franc dans tous les
cafés de Nivelles.
L'édition Ville des Mots 2005 est organisée par Pierre Huart,
échevin de la culture de Nivelles, la bibliothèque centrale, le centre culturel de Nivelles
(Waux Hall) et le centre
culturel du Brabant wallon (CCBW).
BIZOUM - Alexandre Poncelet (bizoum@hotmail.com) envoyez-moi de vos Nivelles et je les publierai sur cette page web :-) - clicquez ici pour
accéder au forum de Eric LEURQUIN (suggestions et commentaires sur l'évènement)
site
édition 2004 HABAY
site
édition 2003 Watermael-Boitsfort
Merci à l'Association Royale des Ecrivains de Wallonie
fond sonore : extrait de "Indifférente" (A. Goraguer/Gainsbourg) éd. Phonogram
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