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Jeanne d'Arc
la poésie marche sur la France
J'ai eu l'occasion par deux fois l'occasion de voir "la" version de Karl Dreyer.
Jeanne d'Arc : une simple bergère illettrée et vierge s'habillant en homme et désirant
pour ultime épreuve devant Dieu de bouter les Anglais hors du Royaume de France.
Ainsi que de courronner le roi Charles XIII à Orléans.
Mise en application, sa mission s'arc-boutant elle fut faite prisonière par les Anglais.
"Nous avons brulé une sainte" constat alarmant d'un anglais désarmé
de son innocence consumée. Les seigneurs de la guerre avaient tout intérêt à ce que
les manants croient en Dieu. La gadoue du peuple français serait en première place
au paradis. "Les derniers deviennent les premiers au paradis."
Ainsi toutes les révoltes ou jacqueries étaient surveillées par l'Incquisition.
Aujourd'hui la boîte à rêve est la téloche qui maintient un certain ordre social,
plus la vie est dure, plus l'envie de rêver demeure à la base.
Issue du petit peuple, Jehanne la pucelle pourrait parler d'égale à égale à Gilles de Ray
(prototype de barbebleue). Et gare à une pure innocence car l'innocence mène à tout surtout au bûcher.
Patrice Vareltzis
Arno
le night-life marathon
Le baroque
"mes cheveux sont couleuvres" Patrice Vareltzis
Big Apple
Big Apple. Pourquoi cette appellation poétique sur la ville
number one des Etats-Unis d'Amérique ? Quand on regarde une carte
des Etats-Unis d'Amérique, on dirait un arbre fruitier, sur lequel
sur chaque branche confluant s'épanouissent par dizaines sur chaque
branche de ce bon vieil arbre, une ville pomme fruit de fuite vers le Grand
Ouest des Etats-Unis. De toutes ces villes pomme que John Apple Py appelait
à visiter avec son sac de grain de pommier parsemant mythiquement
un grain de pommier, une graine dans le sol américain ! Chaque ville
rivalise de prestige en importance et en gloriole. De toutes ces pommes villes,
la plus grosse est New York city, le pays de jamais jamais de L. B. Big apple,
New that's New York comme dirait Robert. New York ville phare de John Lennon.
New York is beautiful. Les twin towers s'écroulent et c'est 94% des
américains pour cet acte de guerre qui partiraient en guerre contre
l'état commanditaire, criminel et atroce pour les gens qui restent.
Poor America ! Dieu ne bénit plus l'Amérique.
Patrice Vareltzis
Jérôme Bosch
Jérôme Bosch, l'halluciné de la peinture flamande,
Grand créateur de fantasmes morbides et fantasques, d'un univers souffrant
et grimaçant, ivre d'un sourire ludique et lancinant, sorcier cherchant
son dernier souffle dans la folie humaniste et humanisante, grand prêtre
de la conscience humaine, grand roi du carnaval des animaux et des humains
souffreteux. Absence de prière mais prière en soi bénissante
des nécrophiles et autres bestiaires insolites. Culte de la souffrance
paradoxale et des délices du même jardin, humanité bénie
par la renaissance gothisante et cahin-cahante. Sombre conscience de la chute
des anges, enfant maudit de la poésie picturale, enfant de la balle,
du cirque, de l'universalité, souffle conspirant des conspirants et
grenouille gargouille de la sous-humanité. Prêtre christocentrique
de la race humaine, de son humanisme fécondé, prolétaire
et noblissime du pinceau putréfiant de la souffrance humaine et de
sa rédemption angélique. Témoin occulte et inculte de
la renaissance plus universelle que simplement flamande. Témoin baroque
et délirant des festives et délire mysticopoétique du
haut Moyen Âge et de sa vue de bas étage. Conspirateur de l'inconscient
collectif et de la folie ordinaire de cette sous-humanité.
Patrice Vareltzis
David Bowie
David Bowie, anthropomorphe asexué, caméléon
aux mille langages, étoile filante du star système, avant-gardiste
de l'avant-garde, en retard d'un no futur, dandy désinvolte, astre
disjoncté, chanteur médiatisé à la colère
douce heureuse et illégitime, faux schyzophrène, prince androgyne
déconnecté, bon à tout, mauvais - quelque fois impérialement
à côté de la plaque, diogène nietschéen,
dionisiaque à souhait, vrai psychiatre des très médiatiques
lignes rock. Pop star du glam-rock, histoire déjantée d'un
talk show à cheval sur aucun principe, inventeur des modes déjà
in avant la lettre, désespoir des hallucinés, illuminé
du glam-rock, élève de Bertolt Brecht, disparu des néons
étoilés, prince de l'éphémère et de la
dilettance, fils d'une mère et d'un père atteints communément
de schyzophrénie, enfant ambivalent de l'amour-haine, père
de l'indifférencié, frère des arborigènes dénaturés
dans Let's dance, humanoïde ayant vendu la planète au plus offrant,
poète dadaïste et même post-dadaïste, enfant aussi
de la balle, insaisissable et pourtant bien déterminé, grand
mollah de la planète rock.
Patrice Vareltzis
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Jacques Brel
Le pire piège, c'est la griffe dans l'disque. Les non-dupes errent (Lacan), l'homme est un nomade
(Jacques Brel) le plus difficile pour l'homme qui rêve de vivre à
Hong-Kong n'est pas d'arriver à s'installer à Hong-Kong mais
de quitter la rue Gray, une femme retient l'homme pour pondre son oeuf, pour
pondre un oeuf il faut une maison pour l'abriter, l'homme construit, un mur,
puis deux, puis trois, puis quatre, puis la pluie tombe, il faut construire
un toit, et l'homme reste près de cet oeuf et près de cette
femme qui a pondu cet oeuf, l'homme est agrippé par cette femme-pondeuse
et il reste près de cette femme. Je n'ai pas compris les femmes, les
femmes sont au-dessus de mon imagination, mon phantasme. Je n'ai pas de souvenir
d'enfance, l'enfance est un puits sans fond dans lequel plonge mon inspiration,
l'homme sans femme est un être inachevé, il murit auprès
de femmes qui l'aiment, quand on a que l'amour pour unique voyage.
Patrice Vareltzis
Marcel Broodthaers
et l'overlore
Si ceci n'est pas de l'art, c'est dollar quand même. Marcel Broodthaers : sous culture
de la tendance éthylique à objectif nul, écumeur de
jours sans bonheur, bonheur de jour sans écume, milliard de raison
d'avoir tort, sous doué de la culture écrite, escroc littéraire
de la bande à mono, Marcel Broodthaers a écrit des choses insensées
pour leur donner juste un peu de bon sens, plus imaginé qu' imaginaire,
image ère de la sous culture, surdoué de l'escroquerie, enfantillage
de l'ère post dadaïste, Marcel signe et persiste, persistance
de l'instant présent, innocent de l'innocence, véritable objet
culte et culturel très latent, enfonce de l'art de la prime enfance,
vend l'invendu à l'individu des objets de valeurs nulles à
coup de millions de bonbons, bonbon à la rose acidulé, cathédrale
du non sens invendable, vendu de la dernière chance, chancard toléré
du hasard, rat esseulé de bibliothèque d'acide vitrinique,
croyance de l'art de l'embonpoint, bombance de l'art déjà vendu,
vendu du grand bazar, parfait hasard, si ce n'est pas de l'art, c'est de
l'art quand même, point à la ligne d'une écriture sans
fin.
Patrice Vareltzis
Louis
Ferdinand Céline
Louis Ferdinand Céline est
un écrivain rabelaisien comme il n'en existe pas deux au monde. Chez
lui, tout est nuance pamphlétaire il inonde ses pages de termes nauséeux
jusqu'à l'extrême ambivalente d'admiration et de dégoût.
Toutes maladies est un cri dans la nuit nocturne. Tout le monde en est atteint
surtout les pauvres, l'élite intellectuelle cotoie ,copine, séduit
sublime la faibles bassesse de l'univers zoomorphique du pavillon des êtres
planétaires. La vie avant tout, tout en nuance, dans son sublime
aboutissement absurde je cite la mort n'est pas son amie. Guéri pour
gueuler un cri de guerre dans la morne et monotone vie de ses patients pauvres
de richesses, riches en maladie, peinant à travers l'enragée
univers des souffreteux, persévère dans son golgotha pour
atteindre enfin sublime et aléatoire récompense, le gotha des
consciences de la maladie humaine; bien réel, plus réel que
le réel triste mais riche réalité d'un univers en panne
de bonne santé fait la tronche aux mille anti-héros qui se
peronne à tout l'entendant le cri de l'humanité universellement
atteint du cancer de la pauvreté jusqu'au nauséeux.
Patrice Vareltzis
Michel
Colucci
Passe moi l'pauvre!
Patrice Vareltzis
La
Corse
Patrice Vareltzis
Le
général de Gaulle
Gertrude
Jean de Nivelles ou le nivellement
par le haut. Toutes les anthologies françaises nous confient intimement
que Jean de Nivelles est un classique très classieux pour tous les
cancres de la planète France. Mais par contre, pour contrecarrer cette
prétention moyenâgeuse, je suis nivellois de carrière
psychiatrique depuis le 22 octobre 2002, et là à ma grande
et agréable surprise : Jean de Nivelles éternisé dans
sa démarche pédagogique est dépassé par une paraphrène
inconnue au grand bataillon, Elle le dépasse de loin. Par sa modestie,
sa persévérance, son courage, qui ici n’a pas d’âge,
j’ai découvert, au coin d’un petit creux, une grande poétesse
la princesse de la brochette frite. J’ai côtoyé cette artiste
inconnue jusqu’alors, ce trésor d’humanité, la laborieuse «
Gertrude de Nivelles » qu’un cercle de poètes disparus gobe
langoureusement.
Patrice Vareltzis
Clint
Eastwood
Avec la même sobriété!
Clint Eastwood le bien nommé peut jouer les cœurs magnifiques, les
ivrognes égarés dans leur ivresse, les mêmes alcolos
repentis, les entubeurs entubés, les anges pas très propres,
les démons pas très sobres, les cœurs de bénitiers et
les cœurs de malfrats, les affamés du tiers monde et les assoiffés
du Sahel, les pantelins diurnes, les repentis déjà condamnés
et les condamnés déjà repentis, les Peuls de Mauritanie
et les Berbères de Roumanie, les Aztèques mal astiqués,
les secrets de polichinel; avec la même verveur, le même verbe,
la même ironie dans le masque car il porte un masque, buriné,
saccadé; il jouerait aussi bien les cœurs esseulés, les Pères
Noël cinglés et les Pères Fouettards sages. Grâce
à Dieu et il y a un seul Dieu, Clint Eastwood joue comme seul Clint
Eastwood sait jouer, comme un Dieu et Dieu doit être bien seul dans
son paradis car lui seul joue comme lui. Mais trêve de verbiage! Il
n'a pas besoin de ce dernier pour se faire comprendre, il joue, il mime bien
tout le repentir de l'Amérique saine et puritaine, il se repent d'ailleurs
de jouer si bien ce repenti et se gausse de son savoir faire du petit matin:
ce malin du petit matin! Il joue son rôle comme fait chaque soir un
vrai coucher de soleil, sobrement, il boit comme un trou mais il le fait
sobrement comme un alcolo repenti, l'ivresse du jeu se joue de l'ivresse
vraie, du faux ivrogne qui dans la lucidité du jeu perdrait l'ivresse
de l'existence même de l'acteur joueur. Amer est son jeu de comédien
qui se retrouve seul dans sa loge face à lui-même, enfin seul,
l'acteur dans toute sa vraie solitude. En communion avec le public il peut
se confier à qui veut l'entendre, il prend à témoin
tout un chacun à corps perdu, à âme perdue, de toutes
ses forces, les forces de l'âme, l'âme d'un damné de la
terre condamné à jouer ses propres rôles sur cette même
putain de terre qui, si putain soit-elle ne se donne pas à tout le
monde, car elle prend son héros du moment, Clint Eastwood himself.
Patrice Vareltzis
Fallen
André
Franquin
Serge
Gainsbourg
Patrice Vareltzis
Alfred
Hitchcock
la place de l'image
dans le monde, la place du monde dans l'image
Alfred Hitchcock, ou les oiseaux.
Pas un frisson en vue, vu de ma chambre, ce n'est pas mal non plus, sa rondonnerie;
son humour pétillant, son regard rondeur rassurant rassurait, mais
c'était pour mieux nous faire peur. D'une simple anecdote, il en faisait
une image d'horreur, d'horreur il n'en connaissait que l'âme, l'âme
était pleine des frayeurs et il en saisissait le cœur palpitant de
crise, crise d'angoisse, part d'amertume, amer mer de toutes les angoisses,
avec son physique de moussaillon, il n'en laissait paraître une province
de frayeur, capitale de l'angoisse, scène de passion; symbole libidineux,
scène épique de poursuite infernale, la mort aux trousses,
Hitchcock nous menait en bateau et vogue la galère, il criait 'un
homme à l'eau', et tout le monde chavirant la barque, se contentait
de regarder l'homme couler à flots. Le noyé ne se noyait jamais
et revenait toujours en surface les bras haletant vers son futur sauveur.
Patrice Vareltzis
Jésus-Christ
Le Christ, j'ai fait
une croix dessus.
Pour l'instant à titre exceptionnel
étant athée profond (à l'égal de Rimbaud; seul
point commun avec lui au passage). Je suis en train de relire la bible, le
nouveau testament, suite à cette relecture d'entre-chat subsiste un
mystère que je n'ai jamais réussi pu élucider. Dans
le second testament, donc dans le livre auto-biographique d'Emmanuel appelé
par ses disciples Jesus-Christ : -> susbiste un grand mystère que
tous les mystères du moyen âge joués et chantés
sur les parvis des batisseurs de cathédrales ne parviennent pas à
élucider.La dernière fois, où tout un chacun peut lire
au passage du temple, les parents de Jesus-enfant perdent sa trace au temple
sacré de Salomon. Après moulte recherche, ils finissent par
retrouver leur gosse, en train d'expliquer aux docteurs de l'Eglise les passages
qu'ils n'avaient pas compris de l'ancien testament. Si nous devions comparer
ce passage au vingtième siècle, c'est comme si un jeune surdoué
corrigerait ou expliquerait des phrases mathématiques à Eistein
en personne sur sa théorie de révolution tout à fait
relative; à la question que ses parents lui posent "Que fais-tu là?"
il répliqua d'une façon très cinglante : ne voyez-vous
pas que je m'occuppe des affaires de mon père.L'incident est clos
-> Home sweet home. Ensuite voilà où réside le grand
mystère; Qu'a-t-il fait entre cet âge là, et l'âge
de 30 ans où il commence à libérer son message d'amour
universel.Certains me disent qu'il a été charpentier, qu'il
a aimé ses parents ou peut-être qu'il a été formé
chez les Essoniens. Mais les meilleures paroles qui m'ai été
données d'entendre, les plus raisonables et les plus sages, c'est
"Il a vécu". De plus je rajouterai que ce Christ a tout prévu,
il est le verbe incarné, rapporteur de glaive, la boucle est bouclée
car l'ancien testament débute par au début était le
verbe et puis vint Dieu. Humainement parlant il était à la
fois génial et fou en même temps. Il a tout prévu. A
l'époque où tout être qui dirigeait et digérait,
et vomissait socialement sa folie; on le crucifiait. Pour moi qui suis athée,
et c'est là le 2° mystère, il est incontournable dans l'histoire
de l'humanité, qu'il y ait eu en Isrël, qu'il y ait eu un homme
qui n'ait fait que parler (sans écrire) et soi devenu Dieu éternel
en mourant sur la croix à l'égale de spartacus.
Patrcie Vareltzis
Kafka
Cafard géant,
cafard gênant.
Patrice Vareltzis
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